M&A, le retour en force des banques américaines Publié le 10-07-2015 | Direction Financière

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Sur le marché des fusions-acquisitions (M&A), les fenêtres sont souvent plus rapides à se fermer qu’à s’ouvrir. C’est précisément ce que redoutent les banquiers d’affaires. Si la crise grecque  n’a pas semé la panique sur les marchés, l’incertitude et la volatilité (le fameux indice de la peur) sont remontées d’un cran. « Un Grexit serait un frein très fort à la poursuite des grandes manoeuvres en termes de fusions-acquisitions au second semestre », s’inquiète un professionnel. « Nous recommandons à nos clients d’attendre quelques semaines, voire la fin de la période estivale pour lancer leur opération, mais en vérité, personne ne peut prévoir la configuration du marché à la rentrée », renchérit un banquier.
Jusque-là, le M&A européen a continué à profiter de conditions extrêmement favorables. Un total de 538,8 milliards de dollars d’opérations a été annoncé au premier semestre, soit 14 % de plus qu’au cours des six premiers mois de 2014, selon Dealogic. « Compte tenu de l’évolution de la politique monétaire américaine et de l’environnement économique, il est désormais clair que l’orientation des taux est plutôt à la hausse. Cela a incité un certain nombre d’acteurs à accélérer le mouvement, à la fois côté vendeur, pour bénéficier de valorisations élevées, et côté acheteur pour sécuriser les coûts de financement », indique Hubert Preschez, banquier conseil en charge des relations avec les grandes entreprises chez Société Générale.