AFRI-CAN OR AFRI-CAN’T ? Publié le 02-11-2016 |

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Dans sa dernière étude intitulée « Afri-can or Afri-can’t ? 10 myths to debunk on Africa », Euler Hermes, leader mondial de l’assurance-crédit, tord le cou aux idées reçues qui persistent sur l’Afrique, et montre de quelle façon la croissance continue de se matérialiser en Afrique. Quelles sont les forces et les faiblesses du continent africain ? Son retard économique est-il insurmontable ? Pour se développer, l’Afrique devra-t-elle forcément suivre la même trajectoire que l’Occident ? « L’Afrique est en retard sur le reste du monde, mais cela représente paradoxalement un avantage pour la région : elle aborde différemment son développement et sautera des étapes qui lui permettront d’accélérer son rattrapage », explique Ludovic Subran, Chef économiste d’Euler Hermes.

Décryptage, en 10 idées reçues, des raisons qui font de l’Afrique un continent particulier. « Les ressources de l’Afrique sont diverses, certes naturelles et humaines, mais aussi en matière d’innovations. Ce continent suivra sa trajectoire de développement, forcément inédite pour s’affirmer comme l’une des zones qui fournira une contribution de plus en plus majeure à la croissance mondiale » surenchérit Stéphane Colliac, Economiste Afrique chez Euler Hermes.

MALGRÉ QUELQUES PAYS MOTEURS EN DIFFICULTÉ, LE CONTINENT RESTE RÉSILIENT

A court terme, l’effondrement du prix des matières premières affecte les perspectives de croissance des poids lourds économiques de la région, comme le Nigéria (-2.3% en 2016), et l’Afrique du Sud (+0.5% en, 2016). De plus, la tâche des gouvernements est compliquée par une exposition plus conséquente aux chocs extérieurs. « Lorsque 60% des paiements sont effectués au comptant, une réduction des financements extérieurs ou la baisse du cours d’une matière première sont susceptibles d’interrompre le fonctionnement normal d’une économie. C’est ce qui explique en grande partie la récession en cours au Nigéria (-2.3% en 2016) », souligne Stéphane Colliac.

Cependant, plusieurs pays africains font preuve de résilience et entretiennent des dynamiques encourageantes pour l’avenir. En excluant les pays exportateurs de matières premières, la croissance moyenne de l’Afrique se maintient aux alentours des 4% en 2016. Il s’agit par exemple de pays tels que le Kenya, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, dont les taux de croissance restent élevés.

UN CERCLE VERTUEUX QUI NE DEMANDE QU’À SE PROPAGER À L’ENSEMBLE DE LA RÉGION

Heureusement, ces perspectives contrastées ne devraient pas effrayer les investisseurs et les entreprises. Dans ses 10 idées reçues sur l’Afrique, Euler Hermes explore pourquoi le développement de la consommation, l’amélioration du climat des affaires et des institutions, et la révolution des technologies de l’information et de la communication impliqueront des (r)évolutions majeures dans les prochaines années. « Lorsque 60% des consommateurs utilisent encore le chèque en France, 14% de la population kényane paie déjà sans contact », illustre Ludovic Subran.

Il reste beaucoup à faire pour créer un climat des affaires plus propice au développement de l’économie africaine, mais un cercle vertueux (climat des affaires, hubs d’innovation, attractivité pour l’investissement étranger dans des projets de long terme) semble entamé dans plusieurs pays performants, de la Côte d’Ivoire au Kenya, en passant par la Tanzanie.

 

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